Aujourd'hui j'ai décidé de ne pas mettre ma puce à la crèche et de la garder à la maison. Elle me manque trop le reste de la semaine. J'ai vraiment besoin de la sentir près de moi en ce moment...
J'en suis presque à la fin du sevrage. Ne reste que la tétée du matin sur laquelle elle puisse compter nutritivement parlant. Si j'avais repris l'allaitement à Noël car elle était malade et ne prenait que le sein, là, je me sens plus sereine et je sais que ça va bien se passer. En fait, j'y pense à peine, ce qui est bon signe.

Aujourd'hui j'ai pensé à mon métier comme chaque mercredi grâce à la distance que ce jour de congé me permet. Je crois que je me sens à nouveau bien, comme soulagée d'un poids. Les quatre premiers mois sont de toute manière toujours difficiles, mais cette année ça a été encore pire. Tiraillée entre l'envie de pester contre les conditions de travail et l'envie de faire tant bien que mal pour le bien des élèves; tiraillée entre mon envie de renouveau et l'immobilisme du quotidien parce qu'il faut bien être là tous les matins à 7h50 et laisser les pédagogies alternatives de côté pour la récré. Je crois que je me suis trop mis de pression. Je pense que je peux réussir à être une bonne prof, et pourquoi pas, je l'espère, une prof formidable pour certains, sans pour autant changer de cap ou tout reprendre à zéro. Je crois qu'à un moment donné à force de lire toutes ces choses que font d'autres enseignants dans leurs classes, un peu révolutionnaires, ou à la maison (homeschooling) je me suis dégoûtée de ce que je faisais. Alors que ça n'est pas nul. Et que l'essentiel est de garder l'esprit ouvert. Le sourire de mes élèves le matin et le "good morning" chantant qu'ils me lancent me réchauffent le coeur.

A bientôt, avec des photos !